"Tant que la charrette aura une roue, la charrette roulera"
« A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? »


de Henry Miller

samedi 11 mai 2013

"Yellows birds" de Kevin POWERS


Kevin Powers

Pendant que l'on commémorait le 8 mai, j'ai terminé le livre de Kevin Powers. Un premier livre poignant et bouleversant. Livre que m'avait conseillée à Montaigu, Eric Naulleau.

L'histoire d'un non retour à la vie civile d'un jeune soldat qui a combattu en Irak. Le quotidien des combats, entrecoupé des chapitres sur cet impossible retour à la normale.

Le traumatisme de la guerre, l'insoutenable violence. Tout y est dit avec pudeur... Une certaine poésie sombre mais réaliste. Cette douleur, cette culpabilité d'être survivant. Bien loin des clichés qu'on peut représenter dans les commémorations ou tout simplement les propos moralisateurs de certains internautes genre "respect pour ceux qui ont sacrifié leurs vies"... Le pire en fait c'est d'en revenir vivant et pas blessé. Avec la conscience d'avoir oeuvré pour son pays. 

Un premier livre écrit de main de maitre. Je n'ai jamais été autant touchée sur les écrits de guerres depuis "Platoon" (j'avais lu le livre avant d'avoir vu le film). Je me doute que ce livre sera l'objet d'un film.

Je n'en parle pas plus, mes mots sont ridicules à côté d'un tel monument littéraire. C'est un magnifique livre. Dommage qu'on en parle pas plus dans les médias. Le plus dur, pour Kévin maintenant, c'est d'écrire un second livre... Mais après ce que j'ai lu, on tient là un grand, un très grand écrivain et je ne me trompe pas trop à ce genre de ressentis.

Ce livre que certains s'en va t'en guerre de pacotille (genre BHL) ou dirigeants de ce monde devraient lire et méditer chaque phrase.


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