"Tant que la charrette aura une roue, la charrette roulera"
« A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? »


de Henry Miller

vendredi 26 avril 2013

Vendéens, amis des vendéens et de la Vendée : Boycottez Houellebecq !!!

Ce matin, j'ai feuilleté le dernier recueil de Michel Houellebecq "Configuration du dernier rivage"... Recueil de poésieS sorti édité par Flammarion... Tout allait pour le mieux quand soudain je tombe sur la page 91...Le début de ce poème est 

"Le service d'ordre du "Printemps du livre" de Montaigu était assuré par des lycéennes"

Bizarre, je n'ai jamais entendu parler de la présence de l'écrivain ces dernières années... Ni évoquée en tant que visiteur non plus... Mais bon, apparemment, il a pu venir incognito....

La suite du poème est une insulte pour ces jeunes filles, comparées à des allumeuses de bars, de péripatéticiennes. Cela a l'air d'amuser l'écrivain de salir la réputation de ces jeunes filles... 

Ces jeunes filles qui ont donné de leur temps, de leurs sourires, de leur gentillesse pour être des hôtesses d'accueil. Petites cerises sur le gâteau. 

J'ai mal pour elles de se faire autant démolir ainsi, écrit noir sur blanc. On peut se la jouer provocation, s'amuser à rabaisser l'image de la femme mais il y a des limites. J'espère de tout coeur que les organisateurs vont réagir, que le Président du Conseil Général, le Président de Montaigu n'oublieront pas ces insultes et le déclareront "Persona non grata" à Montaigu, ne serait que ce sur le Printemps...

Puis, la meilleure vengeance, serait la mévente de ses livres dans le futur... Il ne mérite pas qu'on dépense un centime d'euro pour lui. 

Ce qui me désole c'est que si, ça se trouve, parmi ces jeunes filles, il y avait peut être des lectrices de ses livres. Vraiment, écrire de telles insanités me révolte... Tout comme ce manque de respect...

Je suis éccoeurée... Si vous voulez savoir le reste de la fameuse poésie pour comprendre ma colère, feuilletez simplement le livre chez votre libraire, il vous en tombera des mains de dégout.

Dire que ce texte est considéré comme "Mémoires d'une bite"... Désormais je sais par ou Houellebecq réfléchit désormais.

jeudi 25 avril 2013

LES OCCASIONS LOUPEES DU PRINTEMPS DE MONTAIGU

« Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber. »
de Michel Audiard 

Pauvre Michel Audiard, s'il avait été avec moi dans les allées du salon "Printemps du Livre de Montaigu", il aurait désespéré.

Désespéré par l'attentisme des auteurs. On leur donne une place, et surtout on ne la quitte pas... Les écrivains de Vendée restent entre eux, les invités se sentent quelque peu rejetés... On se croirait à un cours de mathématiques ou l'on découvre que sont deux droites parallèles.  Vraiment, des occasions perdues, il y en a eues...

Comme j'ai écrit précédemment, les écrivains de Vendée sont restés entre eux, quittant rarement leurs chaises alors que pas loin d'eux des gens influents n'attendaient que leur visite, un geste, un contact. Je me demande qui s'occupe de la mise en place de ce salon, franchement, il y a tout à revoir. Les écrivains nationaux entre eux, dans des petits ilots, les vendéens entre eux dans la même disposition, c'est pas comme ça qu'on crée une vraie et grande famille d'écrivains. J'espère que le repas de gala avait été mieux organisé sinon c'est à désespérer.

Eric Naulleau, qui vient aux salons, c'est plutôt rare. Il vient en fait pour découvrir d'autres horizons. Pendant toute la semaine, il travaille avec des artistes dits "parisiens" et il a envie de voir ailleurs s'il y est. Il est très accessible et curieux de tout. Franchement, si j'avais été écrivain vendéen, je lui aurais offert mon livre dédicacé en cadeau. Il l'aurait lu et aurait dit franchement ce qu'il en aurait pensé. Qui sait que ce livre ne devienne un de ses coups de cœur découvertes.  Il a été en son temps éditeur "L'Esprit des Péninsules" et il sait O combien c'est dur d'exister en tant qu'éditeur, les difficultés au quotidien des jeunes ou petites maisons d'éditions. Des fois, l'écouter seulement peut ouvrir des pistes de réflexions. J'ai apprécié de lui faire visiter le Vieux Montaigu, tout en parlant avec lui sur son travail, de ses coups de cœurs littéraires et autres. Lui aussi était curieux de savoir comment fonctionne la culture en Vendée... Les cinémas, les pièces de théâtre... Et pourtant je ne suis qu'une simple lectrice.

Ceci est un exemple... Tout comme ceux qui s'enferment sur leurs styles d'écriture. Cela ne fait pas trop ouverture d'esprit. 

Tout comme les écrivains vendéens qui s'ignorent, j'ai fait la pub de Caroline Vermalle à plusieurs écrivains de Vendée... Elle vit en Vendée, Notre Dame de Monts... Elle est jeune, talentueuse, une image de marque positive et moderne de la Vendée sans rien renier. Surprise générale, personne n'avait lu un de ses livres.

Je ne parle pas du Prix Grand Ouest dont j'avais en mon temps parlé lors de mon article sur Jean Teulé. Encore une occasion perdue pour aller vers la modernité.

Et le fameux trimestriel "Lire en Vendée"? Qu'en dire on s'autocongratule, on se fait de l’œillade, "tu vois j'ai fais une belle critique de ton livre, ne l'oublie pas. J'attendrai l'ascenseur". Oui mais non, c'est pas ainsi que vous arriverez à vous ouvrir au monde si vous faites votre soupe dans un coin de Vendée et que vous vous n'en sortez pas. Toujours  les mêmes sujets, les mêmes personnes. Cette consanguinité n'est pas bonne à la longue, elle use et dissolue. Elle ne favorise que la corruption, les manigances, les manœuvres en tous genres histoire d'avoir sa trombine ou une critique élogieuse de son livre.

Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée ne cesse de clamer sur les réseaux sociaux, ses discours que la Vendée doit s'ouvrir encore plus au monde, aller de l'avant... Certes il ne faut pas oublier, mais tourner une certaine page... L'avenir peut être une belle aventure...  

C'est pas avec ce que j'ai vu que je peux m'attendre à des miracles. A moins d'une prise de conscience générale... La littérature vendéenne à tout à gagner de se montrer, d'oser... Et de se mélanger aux autres littératures... Les meilleurs plateaux fromages sont ceux ou des terroirs différents sont représentés...Comme on le dirait sur twitter #SachezLe !


dimanche 21 avril 2013

Caroline VERMALLE, mon coup de coeur Montaigu 2013




« Vous ne toucherez point un papillon sans faire tomber la poudre qui colore ses ailes ; vous n'analyserez point l'amour sans en faire évanouir le charme. » de Octave Pirmez 

Sur ce blog, je tiens à faire un changement de taille... A chaque salon du livre, je partirai à la découverte d'un nouveau talent. Faire la pub, les photos de ceux que j'affectionne restera mon petit plaisir mais ce qui m'émerveillera sera la rencontre d'un nouvel écrivain.

Je peux vous annoncer que mon coup de coeur absolu est Caroline VERMALLE. Une charmante (ça se voit dès le premier regard) jeune femme. Le sourire lumineux, vraiment sympathique. Elle vit à Notre Dame de Monts (ce qui est un plus absolu).

Son dernier livre est "L'ile aux beaux lendemains", à la couverture printanière (des papillons aux belles couleurs pastelles). En parlant de papillons, son petit geste d'amitié, de rencontre était d'offrir des papillons à ceux qui achetaient ses livres...

Je suis actuellement en train de lire son livre qui date de 2009 "L'avant dernière chance". Une histoire de complicité entre Adèle et son grand père Georges. Je ne manquerai pas d'en faire l'évocation ici, le livre fini.

Vous l'avez loupée à Montaigu, que ceux qui habitent en Vendée ne soient pas désolés, Caroline vient le 25 mai dédicacer ses ouvrages à l'Espace Despret à Challans.

Je vous conseille d'aller à sa rencontre si elle passe près de chez vous à l'occasion d'un salon ou d'une séance de dédicace... Mais avant tout, lisez la... Un vrai régal pour les yeux et l'âme. 

Lettre à Frédéric DEBAN

Cher Frédéric,

D'habitude, j'écris après avoir lu un livre une critique de quelques lignes, de quelques paragraphes... Tout simplement ... Pour toi, c'est pas pareil. J'ai envie de t'encourager. T'encourager dans ce chemins tortueux qu'est l'écriture. Tu le mérites. Surtout après notre discussion hier à Montaigu.

Tout d'abord, je tiens à demander pardon pour la frilosité que j'ai eu en visionnant pour la première fois ton livre en librairie. Il est vrai que je viens (comme toi vu qu'on a à peu près le même âge) d'une génération "poly-traumatisée"... Les histoires d'abandon d'enfants racontées par les people, on en a eu notre dose. Jean Luc Lahaye, Hervé Villard... Il est vrai que j'ai lu ces livres et en visionnant ta couverture "La chronique d'un abandon" m'a fait reculer...  Encore un people qui veut se faire plaindre, qui va raconter une énième histoire glauque pour vendre, genre histoire à faire pleurer dans les chaumières (comme on le dit)

Une vraie erreur.

Je t'ai donc rencontré ce samedi 16 mars à Rezé, je t'ai trouvé hyper sympa, chaleureux, ce sourire qui ne te quitte pas... Je t'ai acheté ton livre. Le lendemain, je me suis mise à le lire.. 

Et là un miracle.

J'ai découvert un jeune écrivain au talent prometteur. Tu as le sens de la musicalité des mots, tu recherches l'émotion à travers tes petits poèmes en prose. Mais oui, je te l'assure, tu fais des poèmes en prose... Sans le savoir... C'est délicat, fragile, on fait gaffe quand on repose le livre. Par tes mots, tu a zigouillé l'encombrant "Greg" de "Sous le Soleil", adieu paillettes, adieu le paraitre...  Tu es en train de devenir un bon écrivain. Tu as la matière première, tu écris bien, tu n'en fais pas trop... Creuse ton sillon, sculpte, façonne... Tu aimes les mots, et quand on aime les mots, ils nous le rendent bien. Tu as un vrai don pour l'écriture. Hypersensible que tu es, tu ressens, tu analyses, tu vas au fond des choses... pour aller à l'essentiel... 

J'espère que tu n'arrêteras jamais d'écrire... Cela serait dommage.

Tu dis que tu vas écrire ton prochain livre à Rio, je te souhaite que l'ambiance de là bas réchaufferont ton coeur et que les images que tu verras de tes yeux on les verra à travers les mots de ton prochain livre. Je ne te parle pas d'impatience, tout se fera en son temps. 

Mais saches, que tu as trouvé en moi une lectrice assidue... Et j'espère te recroiser (lors d'une pièce de théâtre)...Bon courage pour tes projets dont tu m'as parlée hier.

Je te souhaite d'écrire de belles pages, celles de ta vie bien avant celles de ton livre.

Grosses Bises

Sabine