"Tant que la charrette aura une roue, la charrette roulera"
« A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? »


de Henry Miller

samedi 11 mai 2013

"La situation des esprits" Eric Naulleau et Jean-Philippe Domecq réédité !

En 2006, Eric Naulleau et son ami Jean-Philippe Domecq avaient fait paraitre aux éditions de la La Martinière un essai, une sorte de discussion sur la situation de l'art, politique, la vie quoi !!! Comme le dit joyeusement Eric Naulleau à chaque fin de "ça balance à Paris".

Le hic le livre soit on le trouvait à des prix délirants ou chez un bouquiniste (le mien est à pleurer tellement que la couverture est abimée)...

Désormais les fans d'Eric ne pourront plus dire "je ne le trouve pas", les éditions Pocket a réédité le livre... Voici la pochette... Vu qu'Eric Naulleau est en tournée dédicaces, et qu'il se peut qu'il soit par chez vous, c'est le moment ou jamais de vous le procurer.

Comme quoi on peut tous avoir Eric Naulleau dans sa poche !


"Yellows birds" de Kevin POWERS


Kevin Powers

Pendant que l'on commémorait le 8 mai, j'ai terminé le livre de Kevin Powers. Un premier livre poignant et bouleversant. Livre que m'avait conseillée à Montaigu, Eric Naulleau.

L'histoire d'un non retour à la vie civile d'un jeune soldat qui a combattu en Irak. Le quotidien des combats, entrecoupé des chapitres sur cet impossible retour à la normale.

Le traumatisme de la guerre, l'insoutenable violence. Tout y est dit avec pudeur... Une certaine poésie sombre mais réaliste. Cette douleur, cette culpabilité d'être survivant. Bien loin des clichés qu'on peut représenter dans les commémorations ou tout simplement les propos moralisateurs de certains internautes genre "respect pour ceux qui ont sacrifié leurs vies"... Le pire en fait c'est d'en revenir vivant et pas blessé. Avec la conscience d'avoir oeuvré pour son pays. 

Un premier livre écrit de main de maitre. Je n'ai jamais été autant touchée sur les écrits de guerres depuis "Platoon" (j'avais lu le livre avant d'avoir vu le film). Je me doute que ce livre sera l'objet d'un film.

Je n'en parle pas plus, mes mots sont ridicules à côté d'un tel monument littéraire. C'est un magnifique livre. Dommage qu'on en parle pas plus dans les médias. Le plus dur, pour Kévin maintenant, c'est d'écrire un second livre... Mais après ce que j'ai lu, on tient là un grand, un très grand écrivain et je ne me trompe pas trop à ce genre de ressentis.

Ce livre que certains s'en va t'en guerre de pacotille (genre BHL) ou dirigeants de ce monde devraient lire et méditer chaque phrase.


vendredi 26 avril 2013

Vendéens, amis des vendéens et de la Vendée : Boycottez Houellebecq !!!

Ce matin, j'ai feuilleté le dernier recueil de Michel Houellebecq "Configuration du dernier rivage"... Recueil de poésieS sorti édité par Flammarion... Tout allait pour le mieux quand soudain je tombe sur la page 91...Le début de ce poème est 

"Le service d'ordre du "Printemps du livre" de Montaigu était assuré par des lycéennes"

Bizarre, je n'ai jamais entendu parler de la présence de l'écrivain ces dernières années... Ni évoquée en tant que visiteur non plus... Mais bon, apparemment, il a pu venir incognito....

La suite du poème est une insulte pour ces jeunes filles, comparées à des allumeuses de bars, de péripatéticiennes. Cela a l'air d'amuser l'écrivain de salir la réputation de ces jeunes filles... 

Ces jeunes filles qui ont donné de leur temps, de leurs sourires, de leur gentillesse pour être des hôtesses d'accueil. Petites cerises sur le gâteau. 

J'ai mal pour elles de se faire autant démolir ainsi, écrit noir sur blanc. On peut se la jouer provocation, s'amuser à rabaisser l'image de la femme mais il y a des limites. J'espère de tout coeur que les organisateurs vont réagir, que le Président du Conseil Général, le Président de Montaigu n'oublieront pas ces insultes et le déclareront "Persona non grata" à Montaigu, ne serait que ce sur le Printemps...

Puis, la meilleure vengeance, serait la mévente de ses livres dans le futur... Il ne mérite pas qu'on dépense un centime d'euro pour lui. 

Ce qui me désole c'est que si, ça se trouve, parmi ces jeunes filles, il y avait peut être des lectrices de ses livres. Vraiment, écrire de telles insanités me révolte... Tout comme ce manque de respect...

Je suis éccoeurée... Si vous voulez savoir le reste de la fameuse poésie pour comprendre ma colère, feuilletez simplement le livre chez votre libraire, il vous en tombera des mains de dégout.

Dire que ce texte est considéré comme "Mémoires d'une bite"... Désormais je sais par ou Houellebecq réfléchit désormais.

jeudi 25 avril 2013

LES OCCASIONS LOUPEES DU PRINTEMPS DE MONTAIGU

« Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber. »
de Michel Audiard 

Pauvre Michel Audiard, s'il avait été avec moi dans les allées du salon "Printemps du Livre de Montaigu", il aurait désespéré.

Désespéré par l'attentisme des auteurs. On leur donne une place, et surtout on ne la quitte pas... Les écrivains de Vendée restent entre eux, les invités se sentent quelque peu rejetés... On se croirait à un cours de mathématiques ou l'on découvre que sont deux droites parallèles.  Vraiment, des occasions perdues, il y en a eues...

Comme j'ai écrit précédemment, les écrivains de Vendée sont restés entre eux, quittant rarement leurs chaises alors que pas loin d'eux des gens influents n'attendaient que leur visite, un geste, un contact. Je me demande qui s'occupe de la mise en place de ce salon, franchement, il y a tout à revoir. Les écrivains nationaux entre eux, dans des petits ilots, les vendéens entre eux dans la même disposition, c'est pas comme ça qu'on crée une vraie et grande famille d'écrivains. J'espère que le repas de gala avait été mieux organisé sinon c'est à désespérer.

Eric Naulleau, qui vient aux salons, c'est plutôt rare. Il vient en fait pour découvrir d'autres horizons. Pendant toute la semaine, il travaille avec des artistes dits "parisiens" et il a envie de voir ailleurs s'il y est. Il est très accessible et curieux de tout. Franchement, si j'avais été écrivain vendéen, je lui aurais offert mon livre dédicacé en cadeau. Il l'aurait lu et aurait dit franchement ce qu'il en aurait pensé. Qui sait que ce livre ne devienne un de ses coups de cœur découvertes.  Il a été en son temps éditeur "L'Esprit des Péninsules" et il sait O combien c'est dur d'exister en tant qu'éditeur, les difficultés au quotidien des jeunes ou petites maisons d'éditions. Des fois, l'écouter seulement peut ouvrir des pistes de réflexions. J'ai apprécié de lui faire visiter le Vieux Montaigu, tout en parlant avec lui sur son travail, de ses coups de cœurs littéraires et autres. Lui aussi était curieux de savoir comment fonctionne la culture en Vendée... Les cinémas, les pièces de théâtre... Et pourtant je ne suis qu'une simple lectrice.

Ceci est un exemple... Tout comme ceux qui s'enferment sur leurs styles d'écriture. Cela ne fait pas trop ouverture d'esprit. 

Tout comme les écrivains vendéens qui s'ignorent, j'ai fait la pub de Caroline Vermalle à plusieurs écrivains de Vendée... Elle vit en Vendée, Notre Dame de Monts... Elle est jeune, talentueuse, une image de marque positive et moderne de la Vendée sans rien renier. Surprise générale, personne n'avait lu un de ses livres.

Je ne parle pas du Prix Grand Ouest dont j'avais en mon temps parlé lors de mon article sur Jean Teulé. Encore une occasion perdue pour aller vers la modernité.

Et le fameux trimestriel "Lire en Vendée"? Qu'en dire on s'autocongratule, on se fait de l’œillade, "tu vois j'ai fais une belle critique de ton livre, ne l'oublie pas. J'attendrai l'ascenseur". Oui mais non, c'est pas ainsi que vous arriverez à vous ouvrir au monde si vous faites votre soupe dans un coin de Vendée et que vous vous n'en sortez pas. Toujours  les mêmes sujets, les mêmes personnes. Cette consanguinité n'est pas bonne à la longue, elle use et dissolue. Elle ne favorise que la corruption, les manigances, les manœuvres en tous genres histoire d'avoir sa trombine ou une critique élogieuse de son livre.

Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée ne cesse de clamer sur les réseaux sociaux, ses discours que la Vendée doit s'ouvrir encore plus au monde, aller de l'avant... Certes il ne faut pas oublier, mais tourner une certaine page... L'avenir peut être une belle aventure...  

C'est pas avec ce que j'ai vu que je peux m'attendre à des miracles. A moins d'une prise de conscience générale... La littérature vendéenne à tout à gagner de se montrer, d'oser... Et de se mélanger aux autres littératures... Les meilleurs plateaux fromages sont ceux ou des terroirs différents sont représentés...Comme on le dirait sur twitter #SachezLe !


dimanche 21 avril 2013

Caroline VERMALLE, mon coup de coeur Montaigu 2013




« Vous ne toucherez point un papillon sans faire tomber la poudre qui colore ses ailes ; vous n'analyserez point l'amour sans en faire évanouir le charme. » de Octave Pirmez 

Sur ce blog, je tiens à faire un changement de taille... A chaque salon du livre, je partirai à la découverte d'un nouveau talent. Faire la pub, les photos de ceux que j'affectionne restera mon petit plaisir mais ce qui m'émerveillera sera la rencontre d'un nouvel écrivain.

Je peux vous annoncer que mon coup de coeur absolu est Caroline VERMALLE. Une charmante (ça se voit dès le premier regard) jeune femme. Le sourire lumineux, vraiment sympathique. Elle vit à Notre Dame de Monts (ce qui est un plus absolu).

Son dernier livre est "L'ile aux beaux lendemains", à la couverture printanière (des papillons aux belles couleurs pastelles). En parlant de papillons, son petit geste d'amitié, de rencontre était d'offrir des papillons à ceux qui achetaient ses livres...

Je suis actuellement en train de lire son livre qui date de 2009 "L'avant dernière chance". Une histoire de complicité entre Adèle et son grand père Georges. Je ne manquerai pas d'en faire l'évocation ici, le livre fini.

Vous l'avez loupée à Montaigu, que ceux qui habitent en Vendée ne soient pas désolés, Caroline vient le 25 mai dédicacer ses ouvrages à l'Espace Despret à Challans.

Je vous conseille d'aller à sa rencontre si elle passe près de chez vous à l'occasion d'un salon ou d'une séance de dédicace... Mais avant tout, lisez la... Un vrai régal pour les yeux et l'âme. 

Lettre à Frédéric DEBAN

Cher Frédéric,

D'habitude, j'écris après avoir lu un livre une critique de quelques lignes, de quelques paragraphes... Tout simplement ... Pour toi, c'est pas pareil. J'ai envie de t'encourager. T'encourager dans ce chemins tortueux qu'est l'écriture. Tu le mérites. Surtout après notre discussion hier à Montaigu.

Tout d'abord, je tiens à demander pardon pour la frilosité que j'ai eu en visionnant pour la première fois ton livre en librairie. Il est vrai que je viens (comme toi vu qu'on a à peu près le même âge) d'une génération "poly-traumatisée"... Les histoires d'abandon d'enfants racontées par les people, on en a eu notre dose. Jean Luc Lahaye, Hervé Villard... Il est vrai que j'ai lu ces livres et en visionnant ta couverture "La chronique d'un abandon" m'a fait reculer...  Encore un people qui veut se faire plaindre, qui va raconter une énième histoire glauque pour vendre, genre histoire à faire pleurer dans les chaumières (comme on le dit)

Une vraie erreur.

Je t'ai donc rencontré ce samedi 16 mars à Rezé, je t'ai trouvé hyper sympa, chaleureux, ce sourire qui ne te quitte pas... Je t'ai acheté ton livre. Le lendemain, je me suis mise à le lire.. 

Et là un miracle.

J'ai découvert un jeune écrivain au talent prometteur. Tu as le sens de la musicalité des mots, tu recherches l'émotion à travers tes petits poèmes en prose. Mais oui, je te l'assure, tu fais des poèmes en prose... Sans le savoir... C'est délicat, fragile, on fait gaffe quand on repose le livre. Par tes mots, tu a zigouillé l'encombrant "Greg" de "Sous le Soleil", adieu paillettes, adieu le paraitre...  Tu es en train de devenir un bon écrivain. Tu as la matière première, tu écris bien, tu n'en fais pas trop... Creuse ton sillon, sculpte, façonne... Tu aimes les mots, et quand on aime les mots, ils nous le rendent bien. Tu as un vrai don pour l'écriture. Hypersensible que tu es, tu ressens, tu analyses, tu vas au fond des choses... pour aller à l'essentiel... 

J'espère que tu n'arrêteras jamais d'écrire... Cela serait dommage.

Tu dis que tu vas écrire ton prochain livre à Rio, je te souhaite que l'ambiance de là bas réchaufferont ton coeur et que les images que tu verras de tes yeux on les verra à travers les mots de ton prochain livre. Je ne te parle pas d'impatience, tout se fera en son temps. 

Mais saches, que tu as trouvé en moi une lectrice assidue... Et j'espère te recroiser (lors d'une pièce de théâtre)...Bon courage pour tes projets dont tu m'as parlée hier.

Je te souhaite d'écrire de belles pages, celles de ta vie bien avant celles de ton livre.

Grosses Bises

Sabine


vendredi 19 avril 2013

La petite Nellie Oleson a bien grandi...

« Sous la couche épaisse de nos actes, notre âme d'enfant demeure inchangée ; l'âme échappe au temps. » Mauriac




Samedi et dimanche  dernier, j'ai rencontré une légende... Nellie Oleson ... La fameuse petite chipie de "La petite maison de la prairie". En fait, je suis allée voir les deux spectacles de son interprète Alison Arngrim "Confessions d'une garce dans la prairie" et "la malle aux tresors de Nellie".

Ces deux spectacles sont complémentaires, si vous n'avez pas vu le premier, vous pourriez être perdus dans le déroulement du second.

Quelle joie de rencontrer Alison... C'est pas tous les jours que l'on rencontre son personnage favori d'une série. En fait je ne regardais le feuilleton rien que pour elle (Laura, Marie m'ennuyaient terriblement), seule Nellie me faisait rire... Actuellement, j'avoue regarder de temps en temps le feuilleton pour examiner le jeu de Katherine Mc Gregor (celle qui fait Harriet, je trouve cette actrice est la meilleure de la série). Harriet me fait penser à toutes les mamans qui veulent le meilleur pour leurs enfants malgré eux....

Que dire d'Alison. Même si elle a pu avoir souffert de la mauvaise réputation de son personnage, elle en joue maintenant. Nellie est la clef de sa liberté... Jouer un personnage antipathique rend libre... L'exemple de ce regretté Larry Hagman (alias JR de Dallas) était un exemple flagrant. Les acteurs ne sont pas forcés à être gentils, sympas... S'ils font les têtes des mauvais jours, ils sont les clones de leurs rôles... Par contre s'ils s'avèrent qu'ils sont sympas, accessibles, avec beaucoup d'humour c'est une belle surprise.

Alison est une femme adorable, gentille, un rien la rend heureuse... Elle est resté une enfant qui aime se déguiser, s'amuser. Si vous avez gardé une âme d'enfant, vous passerez une belle soirée et/ou après midi.  Elle est généreuse, souriante... On rit à ses spectacles, j'aime aussi l'interactivité qu'elle propose aux spectacteurs, un vrai dialogue... A l'époque ou les stars snobent leur public c'est rare... 

Allez à sa rencontre, vous ne serez pas déçus.

Avec Patrick Loubatière l'ami de Alison

samedi 13 avril 2013

"La petite garce dans la prairie" Alison ARNGRIM (Aka Nelly Oleson)



Ce soir je vais avoir l'immense joie de rencontrer une légende... Nellie Oleson euh plutôt son interprète Alison Arngrim dans le camping de Sallertaine "Les petites maisons dans la prairie".

Que de souvenirs d'enfance vont ressurgir ! Je vénérais Nellie (par contre Laura m'ennuyer tellement car trop parfaite)... Elle m'amusait, ses petites boucles blondes (que je croyais avec ses vrais cheveux, alors que c'était une perruque très lourde)...

En attendant ce fameux soir, je me suis mise à lire "La petite garce dans la prairie"... Loin des écrits totalement nostalgiques sur la série cultissime "La petite maison dans la prairie", c'est un document sur l'ambiance des plateaux de tournage de l'époque. Une évocation d'Hollywood et de ses dérives des années 60, 70 ... Jusqu'à la fin des années 80...  Alison raconte les galères de ses parents, les viols qu'elle a subit de la part de son frère... Ses relations avec la presse (qui invente tout pour faire attirer le lectorat)...

Un vrai cahier de bord des tournages de la série, avec moult d'anecdotes... On remarquera que l'esprit familial y rêgnait... Jusqu'aux déchirants adieux ... La fin de la série...

Alison nous raconte l'après Nellie, tout ce que ce personnage lui a apporté (non pas financièrement), son questionnement de femme, elle qui n'a pas connu une vraie enfance... Tout ceci dans une écriture plein d'optimisme... Loin des larmoyantes autobiographies...

Elle est toujours hantée par la petite garce, fait des tournées de spectacles dans les petites communes pour garder l'esprit familial de la série... à la joie de tant de générations qui ont été bercées par la série qu'on redécouvre encore dans les multiples rediffusions télévisuelles...

Une scène cultissime qui me fait toujours rire...

jeudi 11 avril 2013

"Fleur de tonnerre" Jean TEULE




"- Le 2 décembre, on a assassiné la France..., regrette, larmes aux yeux, le jeune défenseur républicain.
- La France ? Mais je ne sais même pas où ça se trouve. Est ce en Bretagne ?"

Qui est donc Hélène Jegado surnommée Fleur de Tonnerre ? Cette femme prostrée sur son banc d'accusés lors de son procès.... Procès pour avoir au moins empoisonné 37 personnes (ce qui est une estimation au plus bas). Cette plus grande serial Killeuse (comme on le dirait sur nos tabloïds) de tous les temps... Elle a semé la désolation partout ou elle passait ... Pourquoi cette si jolie enfant du pays breton est elle devenue la plus grande empoisonneuse de son temps ? Quel est le secret... 

Cette bretonne qui prétend je cite "Je vis au milieu des ombres, des korrigans et des fées. Les vois mieux que je ne vous vois... le jour, la nuit dans mon sommeil, au coin des fossés, dans les airs et les nuages, et je suis certaine d'être dans le vrai !"

Jean Teulé avec son style et son verbe reconnaissable nous narre sa vie et relate sur chaque chapitre le nom des villes et villages ou elle a sévit... Sympa pour ceux qui voudraient découvrir le chemin qu'à parcouru Hélene Jegado... Une idée sympa de semaine en camping car dans la Bretagne profonde...

Plus qu'une histoire de meurtres à répétition, une étude des moeurs bretonnes de l'époque, basée sur l'inconnaissance scientifique, et qui ne vivait que de superstitions et de vénérations de saints aussi divers et variés qu'il y avait de terres bretonnes.  C'est à cause de ceci, qu'Hélène Jegado a pu traverser les temps en toute impunité...

Elle a pu à chaque fois se faire embaucher par une simple phrase toute simple et perverse "Je suis réputée pour ma soupe aux herbes et puis écrire que j'ai inventé un gâteau très bon aussi. En ce qui concerne les rognons aux fines herbes, inutile d'insister, tout le monde n'aime pas"...

Méfiez vous des cuisinières bretonnes au doux nom d'Hélène....

Mon petit coup de gueule envers le Prix Ouest qui sera remis à Montaigu le 20 avril 2013 :

Je me demande toujours pourquoi le jury a pu se faire l'économie de ne pas l'attribuer à Jean Teulé. Certes l'histoire se passe en Bretagne et pas en Vendée... Certes son style est "Rock'n Roll" mais il attire tout un lectorat fidèle et .... jeune... Au temps ou l'on dit que la jeunesse ne lit pas, qu'elle est avachie devant Facebook etc... Ce monsieur réussit à faire apprendre l'histoire de ses personnages, sans les ennuyer... Surtout qu'actuellement au collège, les gamins apprennent Broceliande et les contes de Bretagne...  Donner le prix à monsieur Trassard (je ne l'ai pas lu mais reste un parfait inconnu pour le profane) est une petite erreur "commerciale". Jean Teulé est réputé et aurait donné un coup de jeune, un coup de fouet pour ce printemps... Négligez pas la jeunesse, sinon le Printemps de Montaigu va virer en automne....  Surtout qu'en plus l'auteur est très sympa et chaleureux... Il aurait pu être une belle raison de venir (même de très loin) à Montaigu....

Hommage à Prévert .... sur Twitter


"Je me souviens de Rose" Régine Albert


Décidément les vendéens aiment se souvenir des anciens.... Yves Viollier et sa mémé Lise .... Maintenant Régine Albert avec sa mémé Rose...

Il est vrai que la tendance actuelle, la grosse mode chez les écrivains publics c'est d'écrire des livres de mémoire des anciens pour transmettre tout un héritage familial aux jeunes générations. Ces livres que je viens de citer sont deux exemples magnifiques de canevas pour faire simple, élégant, émouvant sans trop en faire dans le niveau sensiblerie.

Ce destin de Rose (qui ne doit pas être le seul destin dramatique), ces femmes au grand courage, veuves très jeunes, sans aides, ni allocations familiales pour subvenir à leurs besoins... Ces femmes qui n'ont eu qu'à compter sur elles mêmes pour s'en sortir... Elles ont passé leurs vies à assumer, à traverser les épreuves sans baisser les bras, en restant fidèles à elles mêmes.

Un petit livre (par le format) qui contient un grand livre que l'on pourrait offrir à la fête des mères ou à des jeunes filles... Histoire de remettre certaines pendules à l'heure... En cette époque de victimisation, de gens qui abandonnent, qui râlent, qui ne se prennent pas en charge... Notre époque est troublée mais elle est privilégiée par rapport à la vie de nos anciens... Qui certes avaient l'avantage de trouver plus facilement du travail qu'actuellement. Ce qui n'est pas rien non plus.

Le Prix 2012 des Ecrivains de Vendée est amplement mérité... Régine Albert est une femme écrivain vendéenne méritante et passionnante... Dommage qu'elle n'ait pas plus d'exposition médiatique plus forte... 


Régine Albert au Salon du livre de St Gervais 2013

mercredi 10 avril 2013

"Le Silence" Jean Guy SOUMY




Les anciens ont toujours tendance de dire avec ironie "Connait-on nos moitié si bien que ça ?" "On peut vivre des décennies avec une personne à ses côtés sans la connaitre réellement"... Et c'est bien vérifié... Il suffit d'un divorce, une séparation (au mieux) ou un décès (au pire) pour découvrir qui était la personne qui était sensée vivre à vos côtés, cette personne que vous prétendez connaitre par cœur.... Les langues se délient, les archives parlent, des secrets sont ainsi révélés...

C'est ce que vont découvrir Jessica, Lewis et Phil à la suite du suicide d'Alexandre... Le père de famille si adulé par ses travaux de mathématiques, respectés, aimé de tous.... Cet homme aux réussites exemplaires (mariage, profession, enfants etc...) en fait, cachait au plus profond de lui même un secret qui le mènera au suicide....

"Le Silence" est un livre haletant et réussi... J'aime le ton contemporain qui change des anciens livres de Jean Guy Soumy... Une modernité, des chapitres courts qui accentuent l'envie d'en savoir plus ... Bref un livre qui se lit d'une traite... Dont on  n'a pas envie de laisser... On est pris dans l'histoire de la première à la dernière page... C'est pas larmoyant, c'est bien écrit...  Je dirais réussit....

Jean Guy Soumy avec ce livre nous fait preuve de son talent d'écriture... La Creuse peut être fière d'un si beau représentant de sa culture... 

Jean Guy Soumy sera présent au Printemps de Montaigu... Allez à sa rencontre, l'auteur est timide et réservé mais dès que le contact est établi, il se révèle aussi passionnant que ses livres... Ah si j'avais eu un professeur de mathématiques comme lui.... Soupir....

Yves Viollier "Même les les pierres ont résisté"






Yves Viollier a souvent écrit sur la Révolution Française, notamment en bon vendéen sur les chouans... Natif d'un bourg -Chateau Fromage- dévasté par les colonnes infernales, il se doit de faire mémoire de ces ancètres massacrés...  "La Chasse aux Loups" "Le grand cortège" "Delivre moi" ont été des livres passionnant relatant cette blessure...


Passionné par Grasla (il est le pilier incontournable de la manifestation "Le refuge du livre" qui se déroule dans la forêt des Brouzils un été sur deux en août. De plus en étant président du Prix de Charette). Il était étonnant qu'aucun de ses livres n'ait le décors de cette forêt historique.

C'est fait maintenant avec ce dernier livre. Une livre relatant la vie quotidienne, les combats de ces gens obligés de se cacher dans les arbres, construisant un véritable village clandestin pour survivre aux colonnes infernales de Turreau... On souffre avec Marie Pierre, la Sage Femme qui ne se ménage pas à aider les femmes accouchant ou les blessés des combats... Elle ira même à vouloir sauver, soigner un bleu Barthélémy sous la désapprobation générale du village sauf celle de son "assistante" Sabine... La grande rousse qui à ses côtés a su calmer sa colère d'avoir perdu son mari et se retrouvant ainsi seule avec ses sept enfants à charge...

Tous ces êtres qui ont su résisté dans des conditions d’hygiène, de famine, de souffrances prennent vie sous la plume de l'écrivain... 

On ne pourra pas les oublier, quand on ira à Grasla... Même si le coin semble un paradis de nos jours, on entendra en écho la colère de Sabine lors de l'enterrement de son mari... Je cite...

- ça devait arriver. Tu n'as pas pensé à nous. Tu as écouté le vicaire. Tu t'es laissé entraîné. Tu faisais le fier. Tu t'en foutais, tu gagnais le paradis, il le disait ! Tu  y es au paradis. Et nous ? Tu vois tes drôles ? Tu es au paradis et nous on est en enfer !"

Ces gens ont combattu pour leurs idéaux ... Les arbres de cette forêt sont les témoins de ces souffrances... Ils nous parlent si on tend l'oreille et qu'on médite sur les évènements qui y sont déroulés... Les fantômes nous attendent pour relater leur histoire... Yves Viollier  n'en est que le médiateur privilégié...

Je note les dates du futur salon "Le Refuge du livre" avec Claude Michelet et "sa" Corrèze comme invités d'honneur (ne pas oublier la fameuse équipe de la Nouvelle Ecole de Brive) les 20 et 21 juillet 2013.

lundi 8 avril 2013

L'IME du Val d'Yon (Vendée) invitée à la Fête du Livre Jeunesse d'Aizenay

"De ce gamin vous n'en ferez rien, il n'est pas sociable, il bouge tout le temps, il est insupportable, il n'écoute rien" Mlle Charriau directrice d'école de l'école primaire publique Jean et Joël Martel de la Garnache. 

C'est que m'a dit cette directrice quand j'ai désinscrit Kévin de son école. Charmant... Je souhaite que cette dame ait fait un tour au salon du livre jeunesse de Aizenay !!!! Elle aurait certainement rencontré Kévin... Kévin tout fier de montrer le travail de son IME, une plaquette de livre avec une histoire et des illustrations. 

Tous les jeunes (oups j'ai failli dire scolaires) se sont dépassés pour créer un énorme livre, bien dessiné avec des collages impressionnants, racontant une histoire. Ils peuvent être fiers de ce résultat.

 Ce livre a eu un grand succès d'estime !

 La littérature et la culture appartient à tous. Il suffit de donner la curiosité, l'envie et souvent on arrive à des bonnes surprises... Je suis fière de ces jeunes qui ont su démontrer que lorsqu'on veut on peut... 


Affiche du Salon

Kevin expliquant son travail



Kevin fier de sa participation à son travail



PRETS POUR LE VOYAGE !!!



Petite charette vide, c'est qu'est mon blog actuellement...

Elle n'attend que son chargement... Son chargement de mots... Les mots se trouvent dans les phrases, les paragraphes, les chapitres, les tomes des livres... Les livres dans les bibliothèques, dans les librairies, dans les jardins, les bancs publics... Les mots sont nos amis... Les docteurs nous disent bien que pour soigner des maux... Il faut des mots .... Tout comme notre civilisation... On ne peut pas vivre sans mots... Les mots d'excuses, les mots des profs ont hanté nos enfances, puis les mots d'amours de nos flirts de jeunesses, puis les mots, les lettres quotidiennes qu'on attend quand le facteur passe...

Attention d'un mot on peut à la fois tout détruire, déclarer la guerre ou mieux son attachement et reconstruire... Je rêve d'un monde civilisé, respectueux de cet héritage, des mots de nos ancêtres, ces mots qui expliquent le présent et nous prédisent l'avenir... Selon si on les écoute ou pas....

Je ne peux que penser actuellement à Victor Hugo qui donnait ce conseil lors d'une conférence, en 1878

« Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. »

Allez et si on s'y mettait...